mardi 13 octobre 2009

Rêves....


Le réveil sonne, plusieurs minutes me sont nécessaires pour reprendre mes esprits, reconnaître mon territoire, mes repères. Sonné par ce rêve, sonné par le plaisir procuré par celui-ci, aussi fort qu'un rêve érotique. Comment expliquer ces sensations inexplicables, comme tout bon rêve j'aurais aimé qu'il se prolonge, mais je sais qu'il est tellement fréquent que peut être demain, je m'y replongerai. Rêve d'un concert, rêve d'un moment, aussi bien spectateur, qu'acteur je lui parlais anglais? Français? Peu importe on se comprenait. Aux Etats Unis dans la salle de Bercy je ne sais où sur quelle esplanade je reconnaissais les incontournables, Born to run, Out in the street... Je chantais, je le touchais, j'échangeais. Pourquoi mon inconscient m'emmène t-il si proche de lui? Je ne vois qu'une réponse parce qu'il fait partie de mon quotidien et de mon plaisir. Ces rêves sont beaucoup plus fréquents à l'approche d'un concert. A quand le prochain rêve? A quand le prochain concert?

samedi 3 octobre 2009

Pour Nagui c'est Bruce



Au cours de l'émission de Laurent Ruquier "Vos chanteurs préférés" Nagui a affirmé que pour lui son chanteur préféré c'était Bruce Springsteen. Merci Nagui de partager les mêmes sentiments, ne reste plus qu'à l'inviter dans Taratata! Moins facile peut être quand on sait que Antoine de caunes a attentu 10 ans pour avoir une interview, que Laurent Lavige sur France Inter a fait de la radio pour le rencontrer (et son rêve est accompli à ce jour, il a même dit qu'il arrêterait la radio le jour de la rencontre... Il continue toujours et merci pour ses émissions!) et enfin les vieilles Charrues ont du batailler pour avoir le Boss cet été (signé un gros chèque également 1 millions d'euros paraît-il).

Alors nagui c'est pour quand le Taratata Bruce?

mercredi 19 août 2009

Dans ses bras!

Souvenir inoubliable pour cette gamine tout juste âgée de 11 12ans, et pourtant déjà ce concert restera à jamais dans sa mémoire! Si vous arrivez à capter la fraction de seconde ou Bruce la regarde dans ses bras il se passe tellement de choses!

samedi 1 août 2009

Concert Turin 21 Juillet 2009




Greg et son épouse ont décidé de partir avec leur voiture car 7h sonnait trop tôt souci pratique et organisation de boulot.

Nous, avec Bruno avons avancé le départ à 6h. 6h15 le sac est près avec le ravitaillement, le départ est imminent, invitée surprise absolument pas prévu par les satellites de météo France : la pluie ! Route déserte, direction l’Italie, enchantés par ce qui nous attend certains et surtout certaines ne comprennent pas comment il est possible d’aller perdre une journée à attendre pour voir un mec chanter ! Un peu plus de 200km et la route est détériorée, étroite pas très propre, pas de doute nous sommes chez les « ritals ! » Banlieue de Turin, il nous faut trouver le Stade Olympique, le stade de la « Juve » quelques panneaux pas très visibles indiquent « Stadio » nous suivons, et nous tergiversons. Il me faut ressortir mon italien scolaire « Scusate sono perduto dov’è lo stadio olimpico ? » Chose étonnante j’arrive à comprendre l’explication, la direction est derrière nous. Quelques km, quelques minutes le stade en plein centre ville nous attend, mais déjà d’autres attendent aussi ! La voiture est stationnée dans la rue voisine, chanceux ! Sur l’esplanade à première vue c’est le bordel, des groupes sont constitués de part et d’autre. Nous demandons comment l’attente est organisée, sympa le bonhomme, il nous conduit à proximité du dernier groupe constitué, sur notre main « la ragazza » nous numérote n° 624 et 625 et ajoute notre nom au bas de la liste. Notre groupe est pris en charge par « un ragazzo » en tee-shirt bleu. Je suis étonné pas de gros bras avec des brassards de sécurité. Je comprends les explications, nous allons être parqués par groupe de 200 personnes. Je suis un peu déçu car je pensais qu’en arrivant à 9h nous serions dans les 500 premiers, mais les minutes s’égrainent et l’affluence gonfle rapidement. J’apprends que les 1000 premiers pourront rentrer dans le « pit » A proximité des portes d’entrée nous installons notre campement pour plusieurs heures, le soleil n’est pas trop ardent, ciel légèrement voilé, la température est tout à fait supportable. Nous sommes harcelés par les vendeurs de tee-shirts, de chapeaux et de merdes en tout genre. Nous avons profité des toilettes publiques pour uriner car ce souci reste essentiel et pas facile à gérer, boire mais pas trop. Les heures tournent, un petit roupillon nous nous couchons à même le sol comme des sdf. A vue de nez nous sommes en milieu de queue, pas si mal finalement, mais le rêve de me poster sur la plate-forme du milieu s’éloigne et celui de toucher la chemise, la guitare, les bottes du Boss aussi. Nous apprécions cette petite bière à 5 euros les 30cl ! On nous a laissé entendre que la remise des sésames « des bracialetto » officialisant notre présence dans le « pit » se fera entre 12 et 14h. L’encas est ingéré, sandwich, melon, olives, fruits. Greg et Céline arrivent, et apparemment n’auront pas de bracelet car la numérotation s’est arrêtée vers 1200 personnes, on discute rapidement et on se donne rendez-vous après le concert à proximité des statues se trouvant devant l’entrée principale du stade pour faire le bilan. Nouveau petit mouvement de foule, tout le monde se lève d’un coup d’un seul « qu’est-ce qui se passe ? Rien. » Nous somnolons, le mur à côté de nous est parfait pour nous ombrager, certaines italiennes arborent un bikini et laissent entrevoir leur méforme. La distribution des bracelets se précise, sécurité officielle et fan organisateur passent à travers les rangs, les bracelets sont verts, ouverture des portes vers 16h et entrée par groupe de 100 ou 200. Retour en station couchée ou assise, nous nous retrouvons avec quatre français sympas et on discute de quoi à votre avis ? Coup de feu debout, Bruno qui dormait est réveillé en sursaut et a du mal à émerger je le secoue « faut y aller ! » debout, courir et gratter quelques places si possible. Ça se bouscule, ça gueule, ça crie, je me retourne Bruno à quelques mètres de retard du à son réveil brutal. Nous sommes arrêtés plusieurs fois par groupe effectivement, nous parcourons les coursives du stade de la Juve ! l’entrée est imminente ! Mais combien sont-ils déjà devant la scène ? Trop sûrement. Nous nous postons devant la scène, exactement devant Steve, comme les autres fois d’ailleurs, distance estimée cinq mètres de la balustrade. Encore pas moins de quatre heures d’attente, notre voisinage a changé, nouvelles connaissances. Nous avons un petit mètre vital, nos postures varie entre assis, debout, assis, debout. L’étau se resserre, allez aux toilettes est un exploit que nous avons réussi en vingt minutes les cabines chimiques forcément dégueulasses sont à l’autre bout du stade. L’ambiance monte, tout comme les techniciens des lumières qui rejoignent leurs postes au-dessus de nos têtes. La foule est devenue compacte, nous avons gagné plusieurs mètres autrement dit je suis à moins d’un mètre ! Mais comme toujours devant moi c’est Gigi : un arbre ! 20h30 le stade est rempli comme un œuf, 60000 personnes peut être, chaque minute écoulée nous rapproche de l’instant magique. Peu de retard 20h45 ou 20h50, c’est parti « Torino ! Torino ! Torino ! » Suivi de « Loose ends » en ouverture, sans échauffement nous sommes déjà dans le vif du sujet. Je suis surpris pas ces italiens, qui ne touchent pas un mot d’anglais dans une discussion et là qui chantent du début à la fin des chansons. En chantant et sautant je me suis décalé légèrement sur la droite afin de ne plus avoir mon tronc d’arbre devant moi, je suis derrière une petite « vieille » chiante qui fouille dans son sac pour prendre et reprendre son appareil photo, et comme ça pousse pour me faire reculer elle me donne des coups de cul ! Elle m’engueule à plusieurs reprises et à mon tour je lui fais comprendre que je ne suis pas tout seul dans le stade ! Monsieur Springsteen est comme d’habitude proche de nous, faisant chanter une demoiselle sur « Waitin’ on a sunny day » déposant une bise sur un front, et faisant danser avec difficulté sur la scène une gamine de douze ans environ. Je sens venir une crampe dans le mollet droit, on contrôle car pas de répit, on enchaîne titre sur titre. Mon voisin m’explique que le concert est dix fois mieux que celui de Rome. Les gorilles tatoués et musclés de la sécurité ne se retourneront pas une fois pour regarder le spectacle, et répondent présent lorsque nous réclamons une bouteille d’eau. Les bonnes choses ont une fin hélas, 26 chansons, et presque trois heures de show, au revoir à la prochaine oui mais quand et où ? Réconciliation avec la petite devant moi, embrassade et photo souvenir. La bière fraîche à 5€ est très bien venue et nous désaltère grandement. Les oreilles sifflent, un petit groupe de français se retrouve : « Alors ? » « Bah ! Grandiose ! Grandissimo ! » Greg et Céline nous attendent à la sortie, on bavarde, idem ils sont sous le charme, Bruno est estomaqué par la performance et déjà la réservation est faite pour le prochain concert. Retour à la maison, car nos femmes s’inquiètent, après une pizza, dodo à quatre heures. Vive le E Street Band !
Set list du concert (cliquez ici)

Photos & Vidéos

J’avais calculé le coup depuis plusieurs mois et il me fallait un autre téléphone, pour prendre des photos et vidéos, celui de ma belle sœur était de bien meilleure qualité que le mien que j’avais utilisé au Parc des Princes l’année dernière, et d’ailleurs il ne marche plus ! Donc après l’échange des cartes SIM, pas du même opérateur cela aurait été trop simple je me retrouve avec le téléphone de ma belle sœur et la carte de mon épouse, elle-même se retrouvant avec mon téléphone et ma carte et ma belle sœur se retrouve avec le téléphone de ma femme avec sa propre carte SIM, vous suivez ? Non pas grave le plus important c’est de pouvoir prendre des clichés pour des souvenirs. Je n’ai pas osé encore cette fois- ci l’appareil photo car s’il y a fouille direction la consigne et perte de place devant la scène. A ma grande surprise il n’y a eu aucune fouille et tout le monde a pu filmer, photographier en tout impunité. Résultat un peu déçu car mes photos sont plutôt pourries car sur tous les mouvements le mode rafale n’a pas eu l’effet escompté, par contre les vidéos sont meilleures et après coup je n’ai pas filmé assez longtemps, mais il fallait vivre le moment à fond et de toute façon il y a You Tube ! Je me rappellerai du bug de l’appareil en plein Badlands ou il m’a fallu enlever la batterie et la remettre ! Un vrai sport !

Entrée

Sur cette courte vidéo on s'aperçoit que Bruce n'est pas plus doué pour l'italien que pour le français! On ne peut pas être bon partout! D'ailleurs l'est-il bon partout? On ne sait pas? Quels sont ses défauts, l'autre soir sur france inter avant le concert de Carhaix cela a été évoqué mais pas détaillé.

15cm



Sur un bon nombres de chansons j'ai mis du temps à reconnaître l'introduction la cause, la résonnance, mais le son était malgré tout satisfaisant contrairement à Rome parait-il ou c'était très moyen. Mais là pas de doute possible "Waitin' on a sunny day", la guitare sèche en bandoulière et tout le monde entame en cœur l'intro. Une fois la chanson commencée il jette la guitare à son assistant (toujours le même un dénommé Keane dixit un fan à Paris l'année dernière) et parcoure le devant de la scène, et se laisse approcher, on lui attrape, arrache les mains, le touche... Je filme avec le téléphone et je vois à pein qu'il se rapproche de nous (de moi!) il est là tout près! J'écrase ce qui se trouve devant moi, mais j'ai ce tronc d'arbre qui me gêne! Raté! Je ne le crois pas 15cm m'ont manqué! Mon voisin lui a eu la chance de le toucher, je lui attrape la main en consolation, si seulement je m'étais décalé vers la gauche c'était bon!
Voici la vidéo témoin et vous comprendrez pourquoi on ne voit plus rien sur la poignée des dernières secondes, il est vraiment pas loin quand même!

jeudi 9 juillet 2009

Divorce ou intox?


Un certain Arthur Kelly a demandé le divorce car sa femme (sosie de Patti Scialfa) aurait eu une relation adultère avec le Boss. Marié depuis 17 ans à Ann Kelly, Arthur Kelly prétend que sa femme a eu une aventure depuis plusieurs mois voire années. La plainte a été déposée le 27 mars au tribunal de New Jersey. Si tout cela s'avère juste ce sera la deuxième fois que le Boss est pris en faute puisqu'il avait déjà divorcé de sa première femme, Julianne Phillips, après avoir eu une aventure avec sa femme actuelle, Patti Scialfa. Bruce s'est fendu d'un petit communiqué au public car Patti étant absente sur scène expliquant que sa femme était tombée de cheval et qu'elle serait de retour très prochainement.
Rebondissement quelques jours après cette annonce: La femme accusée par son mari de l'avoir trompé avec Bruce Springsteen dément avoir eu une relation amoureuse avec le chanteur ! Son avocat a déclaré : "Ma cliente dément avoir eu une aventure avec Bruce Springsteen. Ce sont des mensonges d'un homme jaloux. Rien de plus." Alors pourquoi le mari a-t-il choisi d'accuser le Boss ? Simplement parce que la star et sa future ex-épouse sont les membres de la même salle de sport...
Bruce marié à Patti Scialfa, avait écrit : "Patti et moi sommes ensemble depuis 18 ans. Les meilleures 18 années de ma vie. Nous avons construit une belle famille. Nous nous aimons et nous nous protégeons l'un l'autre. Notre engagement l'un envers l'autre est aussi fort que lorsque nous nous sommes mariés...
Rien ne vaut une rousse a dit Bruce, à vous de voir et de traduire cette chanson, le surnom de Patti est "la rouquine"!


Well brunettes are fine man
And blondes are fun
But when it comes to getting the dirty job done
I'll take a red headed woman
A red headed woman
It takes a red headed woman
To get a dirty job done
Well listen up stud
Your life's been wasted
Til you've got down on your knees and tasted
A red headed woman
A red headed woman
It takes a red headed woman
To get a dirty job done
Tight skirt, strawberry hair
Tell me what you've got baby, waiting under there
Big green eyes that look like, son
They can see every cheap thing that you ever done
Well I don't care how many girls you've dated, man
But you ain't lived till you've had your tires rotated
By a red headed woman
A red headed woman
It takes a red headed woman
To get a dirty job done

samedi 4 juillet 2009

Eric en Bavière


Eric est un voisin (il habite à quelques km) que j'ai rencontré dans le train pour m'emmener voir Bruce au concert du Parc des Princes en 2008, et forcément on a parlé Bruce E.Street Band pendant tout le voyage. Hier j'ai eu la surprise de recevoir un SMS comme quoi avec son pote (Philippe) il était à Munich pour le premier concert allemand. Veinards! Ai-je répondu, de mon côté pas possible cause boulot. Eric a de l'avance sur moi pas seulement en âge mais en nombre de concerts car lui a vu le Boss 12 fois, même touché sa guitare! Je fais pâle figure avec mes 8 concerts, dire que certains en totalisent des dizaines et des dizaines!!! Bref j'ai trouvé vraiment sympa d'avoir une petite pensée, ne peuvent comprendre que les amoureux de Springsteen que ces moments de scène sont vraiment magiques, uniques. Je n'ai pas pu m'empêcher de renvoyer un SMS le lendemain pour savoir... Eric m'a appelé et pour lui c'était la première fois en Allemagne et chose coutumière le concert était grandiose!(Une fois encore.) Apparemment il a vu plusieurs groupes sur scène (U2, Stones...) et... non, pas un ne procure autant d'émotion que Bruce, communion avec le public indescriptible. Hélas Eric tu ne seras pas présent avec moi dans la fosse de Turin pour cause de vacance compte sur moi pour te faire un rapport détaillé.

dimanche 28 juin 2009

Salut Michael

Vous vous rappellerez de ce jour quand vous avez allumé la radio, la TV et vous avez appris la mort du King of Pop, comme pour Diana, pour le 11 septembre, de l’équipe de France de foot championne du monde en 98… Un frisson qui vous parcourt le corps avec les poils qui se dressent, et la musique qui vient de perdre un génie, un Mozart. Tous les fans pleurent. Pauvre Michael tu es surement mieux là haut car ta vie je ne te l’envie pas. Resté enfant car sans enfance battu par un père tyrannique, convoitise et source de revenu pour les vautours. Emotion intense, et toi Bruce quand tu partiras je n’imagine même pas cet instant.
Rien de sert de faire une liste exhaustive elle serait trop longue, danseur novateur, inspiration Marceau. Sa création traversera les siècles, et nos enfants le découvriront comme nous avons découvert les Beatles, Elvis… Thriller n’a été finalement que le clip de sa vie.

samedi 16 mai 2009

Fever bis


Bon "Fever" a été joué, (merde!) lors de la tournée américaine à Philadelphie. Que demanderai-je alors? Je ne sais pas. Bruce décidemment trop fort tu as répondu présent lorsque l'on t'a lancé un défi, "London Calling" des inévitables Clash! Et si je demandais en juillet "Light my fire" des Doors? Hein? On verra, mais j'avoue que "Evacuation of the west" me tente bien, demanderai-je d'abord quelque chose? Oui, je souhaite tellement un concert encore une fois inoubliable, de 35 chansons! De 4 heures! Un rêve de plus. Que c'est bon de rêver!

mercredi 29 avril 2009

Bruno viendra t-il?




Bruno est un ami, souvent on discute, on mange et buvons ensemble, un ami quoi. Bruno aime par dessus tout; Les Stones, qui n'aime pas les Stones? J'adore également les Rolling Stones, mais lui est sourd LES STONES seulement les Stones, nos polémiques ne sont pas rares sur les concerts mytiques. Les Stones paraît-il ont à leur actif le plus gros concert ayant réuni le plus grand nombre de spectateurs (1 million au Brésil) Jagger est connu pour avoir un bon jeu de scène, certes mais... Bruce en toute objectivité est reconnu par tous pour être unique et chaque concert est différent du précédent qui s'est tenu la veille. Les Stones c'est un peu du théâtre, minuté, photocopie de chaque concert, c'est dire ils ont fait une tournée de deux ans avec le même, ils ont besoin d'un nombre incalculable de spots, de feux d'artifice, de plate-formes articulées... Mais Bruce pas de chichi, un public deux trois lumières, une scène proche du public un point c'est tout et en moyenne 2h30 à 3h de musique, rappelons nous les concerts de the River en 1980 de 4 ou 5h (dommage j'étais trop petit!).
Donc j'ai invité Bruno pour assister au concert de Turin le 21 juillet, je lui impose tout, départ tôt, queue devant le stade dès le matin pour être aux premières loges. Il a eu du mal à dire oui, mais il n'est pas impossible qu'il me dise encore non. Un concert de Springsteen ne peut pas se refuser, j'ai réussi à emmener ma chère et tendre une fois à Bercy en 2002 c'est dire... suite le 22 juillet!

The Fever



Je parcours tous les jours les pages du site officiel et je scrute les différentes set list, je compte les chansons, la moyenne en général 24 chansons, au delà nous sommes sur une bon concert 27 environ, et quand monsieur est en grande forme nous approchons la 30aine. Mon petit rêve secret au prochain concert (le mien en juillet à Turin) sera d'entendre "The Fever" (petit bricolage sur la photo) je lui demanderai avec papier et crayon, et peut être qui sait...

dimanche 12 avril 2009

Mise en Bouche

Comme évoqué précédemment dans un article j'ai retrouvé en fouillant sur You tube la mise en bouche du concert de 2003 au Stade de France. C'est tout simplement énooooooooooooooooooorrrrrrrrrrrrrrrrrrmeeeeeeeeeeee! J'en ai encore des frissons, dommage pour ceux restés dehors! Au début on voit le gigantisme du stade vide, et puis les premiers qui rentrent, qui courent sur les dalles de plastique très casse-gueule due à l'omniprésence de la pluie ce jour. La question étant pourquoi Bruce est venu chanter? Parce que c'est un mec bien, et c'était peut être pour nous récompenser d'avoir attendu toute la journée? Bref qui a déjà assisté à une mise en bouche de la sorte? Merci encore monsieur SPRINGSTEEN, vous êtes vraiment...

mardi 17 mars 2009

B comme... Bashung



Si aujourdhui mon coeur ne bat musicalement que pour bruce, je ne peux m'empêcher de verser une larme sur le B de Bashung.
Alors pas bien vieux (6, 7 ans) sur la pointe des pieds je me hisse pour pouvoir mettre mon tout premier 45T sur la platine de papa "Gaby oh Gaby" et "Vertige de l'amour". Paradoxalement je m'en suis un peu éloigné mais toujours resté attentif aux différentes parutions.
Sans aucun doute un grand poête, magicien, jongleur des mots comme l'ont été Serge Gainsbourg, Claude nougaro. Forcément comme beaucoup je vais remplacer ses vinyles par quelques CD, à la grande joie triste de sa maison de disque.
Merci Alain, j'irai te voir du côté du Père Lachaise.

vendredi 27 février 2009

Quel est le meilleur album?





Demain je dois partir sur une île déserte, on m'autorise un album de Bruce, putain la vache c'est sévère! Lequel? D'amblée je réponds "Born to run", afin d'emmener le mythique morceau, mais les autres sont tellement géniaux aussi: Jungleland, Thunder road, backstreets, she's the one... peut être parce que c'est celui là qui a révélé Bruce. Mais que faire de "Darkness on the edge of town", "The River"... Je ne peux pas dire qu'il existe un meilleur album trop difficile, ils sont si géniaux. Ils correspondent seulement à des moments différents de ma vie, ou le sax de Big Man, les solos de Nils, le big power de Max me rappellent des souvenirs, des instants, des humeurs, des goûts, des parfums, des personnes... Les derniers albums sont tout aussi géants, "The Rising" car ayant vécu peut être mes heures les plus proches du maître dans la fosse alors que dire de "Magic" aussi, les souvenirs les plus proches où les images s'entrechoquent encore, comme le rythme d'ailleurs. Alors? Le plus simple tout charger sur le MP3! Je tranche le "Live in NYC" car mon fils, quatre ans avec moi prends le relais, et chante sur le refrain de "Out in the street" Ooooooh! Ooooooh! Ooooooh!

jeudi 26 février 2009

J'ai mes billlets


Comme beaucoup d'entre nous j'ai appris que Bruce venait en France, où? A Carhaix au festival des vieilles charrues, premier sentiment: "Enorme il vient en France quel pied! La tournée Working on a dream " est lancée! Et après réflexion je me suis dit j'y vais pas, trop loin de chez moi et conflit en prévision avec le ménage, avec madame notamment. Mais pas grave s'il vient en Bretagne il doit faire d'autres dates sur la France, c'est l'été peut être un petit stade encore en prévision? Queneni, foutre! Que dale rien d'autre en France! Pourquoi? Nous sommes si mauvais nous les français, je sais peut être Bruce vends-tu peu de CD dans l'hexagone? Nous ne valons pas le public espagnol (cinq dates en Espagne) et italien (quatre en Italie). Je prends rapidement mon portable pour appeler Bruce: "Hie Bruce what's the matter with the french fans? Just one show in Carhaix" why? J'ai pas eu de réponse je suis tombé sur messagerie, ou j'ai peut être un faux numéro! Bref sur le site officiel est annoncé Turin le 21 juillet, ni une ni deux je m'inscris sur ticketone.it et attends avec impatience l'ouverture de la vente. Dès la fin janvier, je ne sais plus exactement quel jour j'ai commandé 4 places, j'arrive à faire partager ma passion, Greg vient avec moi, lui inconditionnel de Johnny, mais ayant vu la prestation du maître à Bercy en décembre 2007 il a compris... la différence. 64euros prix pièce (moi je trouve pas cher par rapport à la prestation de 3h) dans la fosse bien sûr (il prato), rajoutons les frais de port assez conséquents (DHL). Petite crainte avouons le de commander en ligne sur un site italien, j'ai été vite débité, mais les places étaient à la maison quatre jours après. Maintenant j'attends avec impatience le 21 juillet pour mon septième concert seulement!

dimanche 22 février 2009

Stade de France 24 mai 2003





La météo s’annonçait pluvieuse, pluie sans discontinuer « merde on va être trempé jusqu’au slip ! pourvu que le concert ne soit pas annulé ! » me suis-je dit toute la fin de la semaine. Samedi j’arrive au SDF vers 11h avec mes deux potes, Jérôme pour lui c’était son deuxième concert du Boss après Bercy en octobre et pour Keith le premier et pour moi le quatrième. La journée commençait bien on trouve une place pour la bagnole à cinquante mètres du stade ! Il est vraiment géant ce stade (c’était une première pour moi) nous sommes côté Est porte C, il y a déjà quelques personnes, les fans étrangers (hollandais, anglais, espagnols, allemands, italiens…) il sont là depuis un moment et organisés (bâche, tabouret, matelas de camping.) Je pensais voir plus de monde au total guère plus d’une trentaine. 11h30 nous commençons l’attente avec un kebab le cul posé sur le trottoir. Les heures tournent les gens arrivent surtout vers 15h, on discute avec tout le monde dans toutes les langues on a l’impression de tous se connaître. Vers 17h la balance c’est lui c’est sûr on l’entend, derniers réglages, les watts font trembler le stade, ça monte ça monte. Un léger stress gagne l’assistance tout le monde est debout, collé, serré contre les grilles, quelques malins arrivés en retard veulent gagner quelques mètres. 18h les vestes bleues et rouges de la sécurité sont prêts à ouvrir, nous sommes à 5 mètres de l’entrée. Pour ouvrir les portes il faut faire reculer tout le monde (vachement pratique !) donc bordel et bousculade généralisée ! Nous entrons non sans mal après une fouille très sommaire, course vers la scène, la pelouse est recouverte de dalles en plastiques très casse-gueule. Pas mal on est bien placé j’avais imaginé pire, devant Steve à 10 mètres à peine. « On est au Stade de France les gars ! Champion du monde ! » je dis à mes potes immense ! Qui voilà à 18h30 Monsieur Springsteen en personne blouson de cuir, jean, casquette vissée et avec sa gratte ! (photo) Public en délire! La fosse gronde « Bruce Bruce ! » Mise en bouche pour le concert : “Does the bus stop at 82nd street ?” “ Growin' up” et “This hard land” Je le crois pas je rêve on se regarde putain trop fort ! Qui a déjà vu ça ? Pas moi en tout cas. La star avant l’heure, dommage pour vous les autres dehors ! Il repart « see you later ! » il ne reste plus qu’une heure et demie une broutille. 20h tout le monde est prêt on s’impatiente, les techniciens sont déjà montés, les cameramen derrière l’objectif, mais apparemment petit problème sur le matériel de Danny, trois personnes tentent de le régler rapidement. 20h15 « putain on va se prendre une chagatte !» autrement dit on va se prendre une averse en palois dixit mon voisin. Gagné ça pisse dru ! On a été épargné et à j moins 5 minutes trempé. Mon autre voisin de gauche italien (2m dommage pour les autres derrière) me dit il va commencer par « Who'll Stop the Rain » en plein dans le mille ! C’est de la folie dans la fosse, bousculade, on gagne tous quatre mètres, on s’en fou de la flotte ! La performance s’enchaîne avec « The rising » « Lonesome day » La pluie tombe encore on est trempé jusqu’au slip ! Mais tous heureux d’être là. Il Parle toujours aussi mal les quelques mots de français écrit sur son papier « Bonsoir Paris c’est bon de vous revoir » Ca continue « The Ties That Bind » « My Love Will Not Let You Down » « Trapped », il demande le silence pour « Empty Sky » « You're Missing » je ne sais plus si ce sont des gouttes ou des larmes qui coulent. Et ça repart pour un « Waitin' on a Sunny Day » endiablé. Ce soir Bruce, tous sont dans une très grande forme, glissades à genoux sur la scène, poirier avec le micro,(photo) éclat de rire. «Be True » “The Promised Land” “ Worlds Apart” et one two! “Badlands” Les voix sont déjà cassées depuis longtemps, mais on donne tout ce qu’on a. On se retourne et d’en bas on trouve que dans les gradins c’est mort ça bouge pas ! La suite "Out in the Street” “Mary's Place” “Jungleland” “Into the Fire” c’est l’extase! Ca continue “Bobby Jean” “Ramrod” unique de 20min! Tous sortent et laisse Professor seul au clavier et durant plusieurs minutes nous donne une leçon de piano, son fils lui déposera discrètement le chapeau de Big Man et le E street se reforme pour continuer interminable, dans la fosse cela devient physique. Et ça ne se calme pas du tout bien au contraire enchaînement avec l’incontournable « Born to run ». Steve nous demande "what time is it?" réponse: "It's the boss time!" Nous somme mouillés mais c’est de la transpiration !! (Ca pue !). Bruce nous demande: «Fatigué?» «No!» «Fatigué?» « No!» et on enchaîne « Seven Nights to Rock » je ne connaissais pas divin! “My City of Ruins” “Land of Hope and Dreams” C’est fini, alors qu’une nouvelle “chagatte” nous tombe sur le coin de la gueule, Le E Street Band nous remercie, Bruce s’aperçoit qu’il pleut à nouveau s’en assure en sortant de la scène et remonte, et ponctue le concert avec un “Dancing in the Dark” inoubliable, dans la fosse on est mort mais encore du ressort !! Cette fois c’est terminé, la lumière, les roadies ne traînent pas pour enlever le matos, on est sourd les oreilles sifflent, on est assommé par la prestation, c’est unique, conclusion : IL Y A BRUCE ET LES AUTRES !!! Lui il joue hors catégorie. Fini à quand le prochain en France ? A quand un live de The Rising Tour ? Merci M. Springsteen de nous faire rêver, je vous écoute depuis plus de 25 ans et toutes ces images sont gravées à vie dans ma mémoire, pas un jour n’existe sans vos chansons et elles me procurent tant d’émotion. Merci encore.

mercredi 18 février 2009

Petite vidéo du Parc

Parc des Princes photos

Quelques photos rélisées avec mon portable, pas si mal finalement!











Parc des Princes 27 juin 2008



Nous y sommes, Vendredi 27 juin (2008) le réveil sonne, 5h15. J’attends, (on attend) ce moment depuis le dernier concert, et en l’occurrence celui du 17 décembre, Bercy. Il m’est impossible qu’une journée s’écoule sans sa voix puissante, sans le son d’un accord de sa légendaire et immortelle Fender, pas un jour sans entendre le rythme de la percussion de Max, pas un jour sans la puissance du sax de Big Man, et encore moins sans le talent de Nils, Professor, Suzie, Steve, Garry et le regretté Phantom Dan.
Je déjeune à toute hâte, et le thermos de thé me suffira pour survivre dans le train avec quelques victuailles. Je vérifie pour la cinquième fois en moins d’un quart d’heure peut être que j’ai le billet, c’est bon. Personne sur la route, la journée semblera chaude encore en Savoie, le ciel est bleu, je passe devant le Mont Blanc, il est majestueux, mais Bruce sera mon point culminant de ma journée. Le train est déjà en gare, départ 6h22. Ma voisine enceinte poursuit ses rêves. Je m’installe, vérifie encore une fois, j’ai mon billet. J’ai prévu un bouquin, de quoi écrire, mais il n’en sera rien je suis obnubilé. Le TGV n’avance pas, comme d’habitude entre Chambé et Lyon un vrai tacot. J’espère cependant qu’il n’y aura pas de retard, j’aimerais être sur place à 11h maximum. Je me remémore ce que je dois faire dès mon arrivée en Gare de Lyon ; Bus, prendre les clefs chez mamie, la voiture chez maman et foncer au stade des loosers !
Soudain mon oreille est accaparée par quelques mots clefs ; Big Man fatigué, Milan San Siro… Je me retourne, « Vous y étiez ? ». Deux fans savoyards, dont Eric, aficionados avec quelques concerts en plus. « Milan c’était génial, 29 chansons plus de 3h de concert ! » Bande de veinards pensais-je, moi je n’ai pas pu. Echange de portable, on s’appelle quand on est au Parc.
Le train nous débarque dans la capitale, la température est fraîche, à peine 20°c, je n’ai pas prévu de sweat, et apparemment quelques éparses averses sont attendues. Mon programme s’enchaîne sans accroc, ma grand-mère me glisse un petit billet de 10 dans la poche, il me servira en fin de soirée pour 50cl d’eau et de coca ! Je roule sur le périph au volant de la C3 bleue, je recherche sur l’autoradio RTL2 dans l’espoir d’avoir quelques notes du E.Street Band, en vain. Mon portable retentit (sonnerie Radio Nowhere) Eric rencontré dans le train est déjà sur place : « Y a pas beaucoup de monde encore, on se retrouve »Je me stationne à moins de 200m du stade, et prends le risque d’avoir un PV cela me coûtera moins cher qu’un parking souterrain à 25 euros la journée.
Devant le stade personne, des barrières, j’appelle Eric et il m’explique que la queue est dans la rue non loin de l’entrée pelouse. Effectivement je remarque derrière une rangée de barrières impressionnante un attroupement. Certains ont un numéro écrit au marqueur sur la main, moi pas, « merde ! » mais je ne dois pas être le seul pensais-je. Je suis dans mon timing il est 11h. La sécurité toujours représentée par des gros mecs costauds et aux petits cerveaux sont nerveux, ça pousse un peu, la banane aura une drôle de gueule. On nous explique qu’il y a de la place pour tout le monde et que nous allons être parqués, un bracelet nous sera remis afin d’être placé dans le « pit ». Les barrières s’ouvrent, mouvement de foule, le stress, la peur d’être mal placé, de ne rien voir, de ne pas être aux premiers rangs du « pit » ça gueule « poussez pas ! » Dans ce labyrinthe de ferraille, le « serpent humain » déambule pour trouver place. « Assis ! » meugle le responsable de la sécurité, polo bleu, visiblement pas très intelligent et donc absolument pas diplomate. Je fais connaissance avec Mélanie. Jérôme mon pote de toujours a réussi à me rejoindre arrivé un peu plus tard du Mans. Ma petite angoisse ; gérer le pipi, boire mais pas trop, et pourtant je sais que dans la fosse on aura très soif. Par chance la température fraîche pour la saison, ne nous accable pas et je peux me rationner. Les heures passent finalement pas si lentement que ça, en discutant autour de nous, de Bruce forcément, de sport de rien et de tout. Finalement il n’y a que des amis ! Je n’ose pas rejoindre Eric et son copain placé bien devant. Nous avons notre bracelet jaune, une première pour moi. On grignote le sandwich mou préparé la veille, partage les chips avec les autres. Début d’après midi on entend quelques accords « livin’ in the future », bizarrement je pensais qu’il y aurait manifestation du public. A nos côté une maman a emmené pour la première fois sa fille adolescente, sur la bannière « stars and stripes » elle écrit au marqueur les titres que lui souffle sa mère. On regarde autour de nous, nous sommes bien placés dans les premiers finalement, derrière c’est complet.
On ne sait pas pourquoi d’un coup tout le monde se lève, nous sommes seulement à une heure de l’ouverture des portes. Panique, certains sortis auront du mal à regagner leur compagnon. Le ciel se couvre et quelques gouttes s’écrasent. Toute la sécurité se met en place, police montée, véhicule anti-émeute, CRS… j’oubliais nous sommes au Parc des Princes et les débordements ici ils connaissent dans le quartier, mais nous ne sommes pas des marseillais !!! Que de monde pour nous encadrer. Calmement on avance, les espaces disparaissent, nous approchons… Fouille succincte, j’abandonne ma bouteille d’eau. On enjambe les quelques marches, la scène est à l’opposé. Seul on oubli celui avec qui on discutait auparavant, on veut être devant. Le « pit » est ouvert, j’ai le bracelet jaune, on se pose, distance approximative de la scène 3m, c’est bien ! Premier réflexe aller aux chiottes rapidement avant que le reste de la foule nous empêche d’y accéder. 17h20, encore trois heures à tuer, c’est rien. Difficile de s’asseoir les espaces deviennent de plus en plus restreints, certains veulent nous griller, mais gentiment on leur fait comprendre que nous on est là depuis ce matin et que leur progression s’arrêtera. Je regarde Mélanie, elle n’est pas très loin, Eric et son pote devant la plate-forme centrale il aura probablement l’occasion de toucher sa guitare, ses bottes, son pantalon, sa main. Business oblige on nous propose de l’eau 3euros 50cl, et 6 la bière ! Nouveaux amis, encore une maman avec ses deux grandes fille. Karine il me semble jolie blonde souriante quadra, venue avec son père la soixantaine, elle profitera de ses atouts pour nous griller quelques places. Le temps semble interminable, encore une heure, finalement la plus longue. Le public impatient commence à se faire entendre, chacun à son tour lance des applaudissements repris par tous. Les singes arrivent ! Les « poursuiteurs » un à un monte par les échelles regagner leur poste. Combien sont –ils ? Beaucoup, j’ai compté treize ou quinze. Les « roadies » viennent vérifier le son, plaquer trois accords de guitare, Keene dixit un « ami » apparemment son nom est le plus connu celui qui s’occupe des guitares de Bruce. Voici les cameramen, et en l’occurrence devant nous une « camerawoman ». On vient coller la « setlist » aux pieds des micros, notre menu pour ce soir ! L’ambiance monte, les esprits s’échauffent ! Le stade se remplit lentement, « putain à l’autre bout on ne doit rien voir ! » Nous n’avons pas eu la chance du Stade de France en 2003 à savoir une mise en bouche du patron quelques chansons à la gratte. « J’aimerais bien qu’il joue « Adam raised the cain » entends-je derrière moi.
La bande musicale cesse, c’est parti ! Les E-Streeters entrent sur scène un par un, la bronca du public est assourdissante, sobrement pas de feux d’artifice, tous regagnent leur instrument en nous saluant, et les deux derniers Big Man soutenu par Monsieur Springsteen. Notre saxophoniste semble fatigué, les dires d’Eric se confirment, sa mobilité semble difficile.
Vœu exaucé « Adam raised the cain » en ouverture! La comparaison pour moi n’est pas de trop, comme un orgasme ! On ne pense plus à rien, déjà la sueur coule sur mon front, et j’ai oublié mon mal de jambe du à ces heures passées debout depuis la matinée, je vis un des plus beaux moments de ma vie pour seulement hélas la sixième fois. Pas d’échauffement préalable dans le vif du sujet et cette première heure de concert est exceptionnelle, un seul morceau de « Magic » sera joué « Radio Nowhere ».
Toujours aussi prêt du public, allongé sur la plate-forme, serrant des mains, et cette gosse 8 ans peut être les yeux écarquillés, grands comme des ballons, sur les épaules de son père tendant la main au maître de cérémonie, il lui déposera une bise. Pour le reste il viendra nous demander nos souhaits en récoltant les cartons de chacun dans la foule. Je ne peux m’empêcher de penser que chaque chanson réalisée est une de moins qui nous rapproche de la fin, je voudrais un concert de 4h, comme dans les année 80 que je n’ai pas eu la chance de connaître. J’ai le souffle coupé, l’acide lactique sature dans mes jambes semblable à un bon footing, je ne me dois pas de m’arrêter de sauter de chanter (tant pis pour les paroles !) car je le regretterai et l’idée de me dire que je n’ai pas vécu pleinement l’instant me hanterai. Les chansons s’enchaînent sans répit, et comme je le lisais dans un article de presse elles finissent toutes par : one, two, three, four car la prochaine a déjà commencé. Il est en forme le bougre ! Comment fait –il ? Ses musiciens semblent un peu « éteints » notamment Steeve qui d’ordinaire envoi du gros aussi. Ou trouve t-il cette énergie tous les trois jours depuis une année depuis des décennies ! Quel respect pour nous, merci. D’autres ne jurent que par Johnny, foutaise ! D’autres par les Stones ; concerts formatés, Police 120euros 1h30 de concert rappel compris ! Evidemment je ne suis pas objectif mais soyons réaliste, personne sur cette terre ne nous donne autant.
Il fait chaud, les verres d’eau circulent chacun tour à tour buvant une gorgée, elle est dégueulasse cette eau du PSG ! Mais à défaut elle nous rafraîchie. « Badlands » interminable que j’ai trouvé plus fort que « Born to Run » bien que… tout le stade allumé ! Le « pit » s’embrase à chaque chanson, étonnement je ne trouve pas le son si fort, il faut dire que nous sommes tellement prêts que les rampes suspendues de la sono son presque derrière nous ! Il ramasse un carton collecté dans la foule, « Fire », Max se plantera et commencera par l’intro de « I’m on fire » dommage nous n’avons pas eu la deuxième en prime.
Déjà le rappel au bout de 2h, j’ai espéré que nous étions partis pour une gros 3h vu la tournure du début ou très peu de morceaux de Magic ont été joués. Sentant le fin proche je donne encore mes quelques forces qui me restent, 3/4h de rappel, unique rappel, et rien n’y fera. La pluie s’invite sur la dernière, je gueule autour de moi pour réclamer sans grande conviction « Who’ll stop the rain » on se sait jamais… en vain. Je regrette toujours un peu la timidité du public qui abandonne trop tôt pour le voir revenir, il paraît qu’en Italie, Espagne ils chantent, nous en France il y a encore du boulot !
La fête est finie, les instruments sont déjà emballés, et la scène se démonte en un tour de main. Je réclame une bouteille d’eau à la « videowoman » ne me comprenant pas dans le brouhaha me donne la « setlist options » je la garderai en souvenir avec mon billet et le bracelet jaune. Je regarde autour de moi, point de Mélanie, et d’Eric. Les oreilles sifflent, le stade se vide, chacun s’en retourne avec ses souvenirs, à quand le prochain ? Merci pour ce moment inoubliable une fois encore, ces quelques lignes me permettent de poursuivre le rêve.

Air guitare

La voix charpentée du Boss résonne, volume au max les murs tremblent, j'entame ma chorégraphie sur « Born to run » l'hymne par excellence. Le parquet craque, les voisins? Je m'en fou! Je pense qu'il y a personne, et puis de toute façon ils sont sourds! Le couloir n'est pas assez long à mes inlassables aller-retours, les yeux rivés dans la foule, je touche les mains qui se tendent et qui arrachent mon pantalon... Micro main gauche, et index droit pointé à l'autre bout du stade, le public reprend l'éternel refrain! Je me rape les genoux sur une glissade de plusieurs mètres. Machoire serrée, grimaces, j'entame un solo de guitare. C’est haletant, le cœur tambourinant, sueur ruisselante, que je me remercie devant le miroir.

Sur la route du collège

C'était encore les premières générations de walkman, j'avais un sony, approximativement 2,5kg et presque aussi gros que mon cartable! (quand on voit ce que l'on fait maintenant! Ipod, MP3, MP4!) Un stock de piles dans l'autre poche, et il ne fallait surtout pas que je rembobine ça les flinguaient rapidement! Evidemment mon appareil n'était pas auto-reverse, une chère option à l'époque!
Je passais mon temps à faire des compiles sur mes K7, des TDK 90min avec les vyniles de mon beau père. Préférence du moment le triple album 75-85, mon best-off se résumait à trois cassettes, donc ce n'était plus un condensé, mais simplement un "schuffle" des différenrts morceaux, Rosalita, The River, Cadillac ranch, Backstreets, Thunder Road... et tous les autres!
Dès le matin à peine huit heures au clocher St Pierre je traverse la ville encore endormie où les balayeurs sont plein de balais... direction le collège, je ne suis pas tranquille j'ai encore galvaudé mes révisions pour le contrôle de maths! Volume à donf, je chante en "yaourt" sur Badlands, car même suivre la chanson avec le texte sous les yeux n'a jamais été facile, car franchement Bruce t'articules pas!

Naissances



Greetings from Asbury Park est sorti le 5 janvier 1973, vous vous rappellez c'était un vendredi, moi je m'en rappelle car je suis né le 7 janvier, donc le dimanche et j'avais tout le temps d'écouter l'album.