dimanche 22 février 2009

Stade de France 24 mai 2003





La météo s’annonçait pluvieuse, pluie sans discontinuer « merde on va être trempé jusqu’au slip ! pourvu que le concert ne soit pas annulé ! » me suis-je dit toute la fin de la semaine. Samedi j’arrive au SDF vers 11h avec mes deux potes, Jérôme pour lui c’était son deuxième concert du Boss après Bercy en octobre et pour Keith le premier et pour moi le quatrième. La journée commençait bien on trouve une place pour la bagnole à cinquante mètres du stade ! Il est vraiment géant ce stade (c’était une première pour moi) nous sommes côté Est porte C, il y a déjà quelques personnes, les fans étrangers (hollandais, anglais, espagnols, allemands, italiens…) il sont là depuis un moment et organisés (bâche, tabouret, matelas de camping.) Je pensais voir plus de monde au total guère plus d’une trentaine. 11h30 nous commençons l’attente avec un kebab le cul posé sur le trottoir. Les heures tournent les gens arrivent surtout vers 15h, on discute avec tout le monde dans toutes les langues on a l’impression de tous se connaître. Vers 17h la balance c’est lui c’est sûr on l’entend, derniers réglages, les watts font trembler le stade, ça monte ça monte. Un léger stress gagne l’assistance tout le monde est debout, collé, serré contre les grilles, quelques malins arrivés en retard veulent gagner quelques mètres. 18h les vestes bleues et rouges de la sécurité sont prêts à ouvrir, nous sommes à 5 mètres de l’entrée. Pour ouvrir les portes il faut faire reculer tout le monde (vachement pratique !) donc bordel et bousculade généralisée ! Nous entrons non sans mal après une fouille très sommaire, course vers la scène, la pelouse est recouverte de dalles en plastiques très casse-gueule. Pas mal on est bien placé j’avais imaginé pire, devant Steve à 10 mètres à peine. « On est au Stade de France les gars ! Champion du monde ! » je dis à mes potes immense ! Qui voilà à 18h30 Monsieur Springsteen en personne blouson de cuir, jean, casquette vissée et avec sa gratte ! (photo) Public en délire! La fosse gronde « Bruce Bruce ! » Mise en bouche pour le concert : “Does the bus stop at 82nd street ?” “ Growin' up” et “This hard land” Je le crois pas je rêve on se regarde putain trop fort ! Qui a déjà vu ça ? Pas moi en tout cas. La star avant l’heure, dommage pour vous les autres dehors ! Il repart « see you later ! » il ne reste plus qu’une heure et demie une broutille. 20h tout le monde est prêt on s’impatiente, les techniciens sont déjà montés, les cameramen derrière l’objectif, mais apparemment petit problème sur le matériel de Danny, trois personnes tentent de le régler rapidement. 20h15 « putain on va se prendre une chagatte !» autrement dit on va se prendre une averse en palois dixit mon voisin. Gagné ça pisse dru ! On a été épargné et à j moins 5 minutes trempé. Mon autre voisin de gauche italien (2m dommage pour les autres derrière) me dit il va commencer par « Who'll Stop the Rain » en plein dans le mille ! C’est de la folie dans la fosse, bousculade, on gagne tous quatre mètres, on s’en fou de la flotte ! La performance s’enchaîne avec « The rising » « Lonesome day » La pluie tombe encore on est trempé jusqu’au slip ! Mais tous heureux d’être là. Il Parle toujours aussi mal les quelques mots de français écrit sur son papier « Bonsoir Paris c’est bon de vous revoir » Ca continue « The Ties That Bind » « My Love Will Not Let You Down » « Trapped », il demande le silence pour « Empty Sky » « You're Missing » je ne sais plus si ce sont des gouttes ou des larmes qui coulent. Et ça repart pour un « Waitin' on a Sunny Day » endiablé. Ce soir Bruce, tous sont dans une très grande forme, glissades à genoux sur la scène, poirier avec le micro,(photo) éclat de rire. «Be True » “The Promised Land” “ Worlds Apart” et one two! “Badlands” Les voix sont déjà cassées depuis longtemps, mais on donne tout ce qu’on a. On se retourne et d’en bas on trouve que dans les gradins c’est mort ça bouge pas ! La suite "Out in the Street” “Mary's Place” “Jungleland” “Into the Fire” c’est l’extase! Ca continue “Bobby Jean” “Ramrod” unique de 20min! Tous sortent et laisse Professor seul au clavier et durant plusieurs minutes nous donne une leçon de piano, son fils lui déposera discrètement le chapeau de Big Man et le E street se reforme pour continuer interminable, dans la fosse cela devient physique. Et ça ne se calme pas du tout bien au contraire enchaînement avec l’incontournable « Born to run ». Steve nous demande "what time is it?" réponse: "It's the boss time!" Nous somme mouillés mais c’est de la transpiration !! (Ca pue !). Bruce nous demande: «Fatigué?» «No!» «Fatigué?» « No!» et on enchaîne « Seven Nights to Rock » je ne connaissais pas divin! “My City of Ruins” “Land of Hope and Dreams” C’est fini, alors qu’une nouvelle “chagatte” nous tombe sur le coin de la gueule, Le E Street Band nous remercie, Bruce s’aperçoit qu’il pleut à nouveau s’en assure en sortant de la scène et remonte, et ponctue le concert avec un “Dancing in the Dark” inoubliable, dans la fosse on est mort mais encore du ressort !! Cette fois c’est terminé, la lumière, les roadies ne traînent pas pour enlever le matos, on est sourd les oreilles sifflent, on est assommé par la prestation, c’est unique, conclusion : IL Y A BRUCE ET LES AUTRES !!! Lui il joue hors catégorie. Fini à quand le prochain en France ? A quand un live de The Rising Tour ? Merci M. Springsteen de nous faire rêver, je vous écoute depuis plus de 25 ans et toutes ces images sont gravées à vie dans ma mémoire, pas un jour n’existe sans vos chansons et elles me procurent tant d’émotion. Merci encore.

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