vendredi 27 février 2009

Quel est le meilleur album?





Demain je dois partir sur une île déserte, on m'autorise un album de Bruce, putain la vache c'est sévère! Lequel? D'amblée je réponds "Born to run", afin d'emmener le mythique morceau, mais les autres sont tellement géniaux aussi: Jungleland, Thunder road, backstreets, she's the one... peut être parce que c'est celui là qui a révélé Bruce. Mais que faire de "Darkness on the edge of town", "The River"... Je ne peux pas dire qu'il existe un meilleur album trop difficile, ils sont si géniaux. Ils correspondent seulement à des moments différents de ma vie, ou le sax de Big Man, les solos de Nils, le big power de Max me rappellent des souvenirs, des instants, des humeurs, des goûts, des parfums, des personnes... Les derniers albums sont tout aussi géants, "The Rising" car ayant vécu peut être mes heures les plus proches du maître dans la fosse alors que dire de "Magic" aussi, les souvenirs les plus proches où les images s'entrechoquent encore, comme le rythme d'ailleurs. Alors? Le plus simple tout charger sur le MP3! Je tranche le "Live in NYC" car mon fils, quatre ans avec moi prends le relais, et chante sur le refrain de "Out in the street" Ooooooh! Ooooooh! Ooooooh!

jeudi 26 février 2009

J'ai mes billlets


Comme beaucoup d'entre nous j'ai appris que Bruce venait en France, où? A Carhaix au festival des vieilles charrues, premier sentiment: "Enorme il vient en France quel pied! La tournée Working on a dream " est lancée! Et après réflexion je me suis dit j'y vais pas, trop loin de chez moi et conflit en prévision avec le ménage, avec madame notamment. Mais pas grave s'il vient en Bretagne il doit faire d'autres dates sur la France, c'est l'été peut être un petit stade encore en prévision? Queneni, foutre! Que dale rien d'autre en France! Pourquoi? Nous sommes si mauvais nous les français, je sais peut être Bruce vends-tu peu de CD dans l'hexagone? Nous ne valons pas le public espagnol (cinq dates en Espagne) et italien (quatre en Italie). Je prends rapidement mon portable pour appeler Bruce: "Hie Bruce what's the matter with the french fans? Just one show in Carhaix" why? J'ai pas eu de réponse je suis tombé sur messagerie, ou j'ai peut être un faux numéro! Bref sur le site officiel est annoncé Turin le 21 juillet, ni une ni deux je m'inscris sur ticketone.it et attends avec impatience l'ouverture de la vente. Dès la fin janvier, je ne sais plus exactement quel jour j'ai commandé 4 places, j'arrive à faire partager ma passion, Greg vient avec moi, lui inconditionnel de Johnny, mais ayant vu la prestation du maître à Bercy en décembre 2007 il a compris... la différence. 64euros prix pièce (moi je trouve pas cher par rapport à la prestation de 3h) dans la fosse bien sûr (il prato), rajoutons les frais de port assez conséquents (DHL). Petite crainte avouons le de commander en ligne sur un site italien, j'ai été vite débité, mais les places étaient à la maison quatre jours après. Maintenant j'attends avec impatience le 21 juillet pour mon septième concert seulement!

dimanche 22 février 2009

Stade de France 24 mai 2003





La météo s’annonçait pluvieuse, pluie sans discontinuer « merde on va être trempé jusqu’au slip ! pourvu que le concert ne soit pas annulé ! » me suis-je dit toute la fin de la semaine. Samedi j’arrive au SDF vers 11h avec mes deux potes, Jérôme pour lui c’était son deuxième concert du Boss après Bercy en octobre et pour Keith le premier et pour moi le quatrième. La journée commençait bien on trouve une place pour la bagnole à cinquante mètres du stade ! Il est vraiment géant ce stade (c’était une première pour moi) nous sommes côté Est porte C, il y a déjà quelques personnes, les fans étrangers (hollandais, anglais, espagnols, allemands, italiens…) il sont là depuis un moment et organisés (bâche, tabouret, matelas de camping.) Je pensais voir plus de monde au total guère plus d’une trentaine. 11h30 nous commençons l’attente avec un kebab le cul posé sur le trottoir. Les heures tournent les gens arrivent surtout vers 15h, on discute avec tout le monde dans toutes les langues on a l’impression de tous se connaître. Vers 17h la balance c’est lui c’est sûr on l’entend, derniers réglages, les watts font trembler le stade, ça monte ça monte. Un léger stress gagne l’assistance tout le monde est debout, collé, serré contre les grilles, quelques malins arrivés en retard veulent gagner quelques mètres. 18h les vestes bleues et rouges de la sécurité sont prêts à ouvrir, nous sommes à 5 mètres de l’entrée. Pour ouvrir les portes il faut faire reculer tout le monde (vachement pratique !) donc bordel et bousculade généralisée ! Nous entrons non sans mal après une fouille très sommaire, course vers la scène, la pelouse est recouverte de dalles en plastiques très casse-gueule. Pas mal on est bien placé j’avais imaginé pire, devant Steve à 10 mètres à peine. « On est au Stade de France les gars ! Champion du monde ! » je dis à mes potes immense ! Qui voilà à 18h30 Monsieur Springsteen en personne blouson de cuir, jean, casquette vissée et avec sa gratte ! (photo) Public en délire! La fosse gronde « Bruce Bruce ! » Mise en bouche pour le concert : “Does the bus stop at 82nd street ?” “ Growin' up” et “This hard land” Je le crois pas je rêve on se regarde putain trop fort ! Qui a déjà vu ça ? Pas moi en tout cas. La star avant l’heure, dommage pour vous les autres dehors ! Il repart « see you later ! » il ne reste plus qu’une heure et demie une broutille. 20h tout le monde est prêt on s’impatiente, les techniciens sont déjà montés, les cameramen derrière l’objectif, mais apparemment petit problème sur le matériel de Danny, trois personnes tentent de le régler rapidement. 20h15 « putain on va se prendre une chagatte !» autrement dit on va se prendre une averse en palois dixit mon voisin. Gagné ça pisse dru ! On a été épargné et à j moins 5 minutes trempé. Mon autre voisin de gauche italien (2m dommage pour les autres derrière) me dit il va commencer par « Who'll Stop the Rain » en plein dans le mille ! C’est de la folie dans la fosse, bousculade, on gagne tous quatre mètres, on s’en fou de la flotte ! La performance s’enchaîne avec « The rising » « Lonesome day » La pluie tombe encore on est trempé jusqu’au slip ! Mais tous heureux d’être là. Il Parle toujours aussi mal les quelques mots de français écrit sur son papier « Bonsoir Paris c’est bon de vous revoir » Ca continue « The Ties That Bind » « My Love Will Not Let You Down » « Trapped », il demande le silence pour « Empty Sky » « You're Missing » je ne sais plus si ce sont des gouttes ou des larmes qui coulent. Et ça repart pour un « Waitin' on a Sunny Day » endiablé. Ce soir Bruce, tous sont dans une très grande forme, glissades à genoux sur la scène, poirier avec le micro,(photo) éclat de rire. «Be True » “The Promised Land” “ Worlds Apart” et one two! “Badlands” Les voix sont déjà cassées depuis longtemps, mais on donne tout ce qu’on a. On se retourne et d’en bas on trouve que dans les gradins c’est mort ça bouge pas ! La suite "Out in the Street” “Mary's Place” “Jungleland” “Into the Fire” c’est l’extase! Ca continue “Bobby Jean” “Ramrod” unique de 20min! Tous sortent et laisse Professor seul au clavier et durant plusieurs minutes nous donne une leçon de piano, son fils lui déposera discrètement le chapeau de Big Man et le E street se reforme pour continuer interminable, dans la fosse cela devient physique. Et ça ne se calme pas du tout bien au contraire enchaînement avec l’incontournable « Born to run ». Steve nous demande "what time is it?" réponse: "It's the boss time!" Nous somme mouillés mais c’est de la transpiration !! (Ca pue !). Bruce nous demande: «Fatigué?» «No!» «Fatigué?» « No!» et on enchaîne « Seven Nights to Rock » je ne connaissais pas divin! “My City of Ruins” “Land of Hope and Dreams” C’est fini, alors qu’une nouvelle “chagatte” nous tombe sur le coin de la gueule, Le E Street Band nous remercie, Bruce s’aperçoit qu’il pleut à nouveau s’en assure en sortant de la scène et remonte, et ponctue le concert avec un “Dancing in the Dark” inoubliable, dans la fosse on est mort mais encore du ressort !! Cette fois c’est terminé, la lumière, les roadies ne traînent pas pour enlever le matos, on est sourd les oreilles sifflent, on est assommé par la prestation, c’est unique, conclusion : IL Y A BRUCE ET LES AUTRES !!! Lui il joue hors catégorie. Fini à quand le prochain en France ? A quand un live de The Rising Tour ? Merci M. Springsteen de nous faire rêver, je vous écoute depuis plus de 25 ans et toutes ces images sont gravées à vie dans ma mémoire, pas un jour n’existe sans vos chansons et elles me procurent tant d’émotion. Merci encore.

mercredi 18 février 2009

Petite vidéo du Parc

Parc des Princes photos

Quelques photos rélisées avec mon portable, pas si mal finalement!











Parc des Princes 27 juin 2008



Nous y sommes, Vendredi 27 juin (2008) le réveil sonne, 5h15. J’attends, (on attend) ce moment depuis le dernier concert, et en l’occurrence celui du 17 décembre, Bercy. Il m’est impossible qu’une journée s’écoule sans sa voix puissante, sans le son d’un accord de sa légendaire et immortelle Fender, pas un jour sans entendre le rythme de la percussion de Max, pas un jour sans la puissance du sax de Big Man, et encore moins sans le talent de Nils, Professor, Suzie, Steve, Garry et le regretté Phantom Dan.
Je déjeune à toute hâte, et le thermos de thé me suffira pour survivre dans le train avec quelques victuailles. Je vérifie pour la cinquième fois en moins d’un quart d’heure peut être que j’ai le billet, c’est bon. Personne sur la route, la journée semblera chaude encore en Savoie, le ciel est bleu, je passe devant le Mont Blanc, il est majestueux, mais Bruce sera mon point culminant de ma journée. Le train est déjà en gare, départ 6h22. Ma voisine enceinte poursuit ses rêves. Je m’installe, vérifie encore une fois, j’ai mon billet. J’ai prévu un bouquin, de quoi écrire, mais il n’en sera rien je suis obnubilé. Le TGV n’avance pas, comme d’habitude entre Chambé et Lyon un vrai tacot. J’espère cependant qu’il n’y aura pas de retard, j’aimerais être sur place à 11h maximum. Je me remémore ce que je dois faire dès mon arrivée en Gare de Lyon ; Bus, prendre les clefs chez mamie, la voiture chez maman et foncer au stade des loosers !
Soudain mon oreille est accaparée par quelques mots clefs ; Big Man fatigué, Milan San Siro… Je me retourne, « Vous y étiez ? ». Deux fans savoyards, dont Eric, aficionados avec quelques concerts en plus. « Milan c’était génial, 29 chansons plus de 3h de concert ! » Bande de veinards pensais-je, moi je n’ai pas pu. Echange de portable, on s’appelle quand on est au Parc.
Le train nous débarque dans la capitale, la température est fraîche, à peine 20°c, je n’ai pas prévu de sweat, et apparemment quelques éparses averses sont attendues. Mon programme s’enchaîne sans accroc, ma grand-mère me glisse un petit billet de 10 dans la poche, il me servira en fin de soirée pour 50cl d’eau et de coca ! Je roule sur le périph au volant de la C3 bleue, je recherche sur l’autoradio RTL2 dans l’espoir d’avoir quelques notes du E.Street Band, en vain. Mon portable retentit (sonnerie Radio Nowhere) Eric rencontré dans le train est déjà sur place : « Y a pas beaucoup de monde encore, on se retrouve »Je me stationne à moins de 200m du stade, et prends le risque d’avoir un PV cela me coûtera moins cher qu’un parking souterrain à 25 euros la journée.
Devant le stade personne, des barrières, j’appelle Eric et il m’explique que la queue est dans la rue non loin de l’entrée pelouse. Effectivement je remarque derrière une rangée de barrières impressionnante un attroupement. Certains ont un numéro écrit au marqueur sur la main, moi pas, « merde ! » mais je ne dois pas être le seul pensais-je. Je suis dans mon timing il est 11h. La sécurité toujours représentée par des gros mecs costauds et aux petits cerveaux sont nerveux, ça pousse un peu, la banane aura une drôle de gueule. On nous explique qu’il y a de la place pour tout le monde et que nous allons être parqués, un bracelet nous sera remis afin d’être placé dans le « pit ». Les barrières s’ouvrent, mouvement de foule, le stress, la peur d’être mal placé, de ne rien voir, de ne pas être aux premiers rangs du « pit » ça gueule « poussez pas ! » Dans ce labyrinthe de ferraille, le « serpent humain » déambule pour trouver place. « Assis ! » meugle le responsable de la sécurité, polo bleu, visiblement pas très intelligent et donc absolument pas diplomate. Je fais connaissance avec Mélanie. Jérôme mon pote de toujours a réussi à me rejoindre arrivé un peu plus tard du Mans. Ma petite angoisse ; gérer le pipi, boire mais pas trop, et pourtant je sais que dans la fosse on aura très soif. Par chance la température fraîche pour la saison, ne nous accable pas et je peux me rationner. Les heures passent finalement pas si lentement que ça, en discutant autour de nous, de Bruce forcément, de sport de rien et de tout. Finalement il n’y a que des amis ! Je n’ose pas rejoindre Eric et son copain placé bien devant. Nous avons notre bracelet jaune, une première pour moi. On grignote le sandwich mou préparé la veille, partage les chips avec les autres. Début d’après midi on entend quelques accords « livin’ in the future », bizarrement je pensais qu’il y aurait manifestation du public. A nos côté une maman a emmené pour la première fois sa fille adolescente, sur la bannière « stars and stripes » elle écrit au marqueur les titres que lui souffle sa mère. On regarde autour de nous, nous sommes bien placés dans les premiers finalement, derrière c’est complet.
On ne sait pas pourquoi d’un coup tout le monde se lève, nous sommes seulement à une heure de l’ouverture des portes. Panique, certains sortis auront du mal à regagner leur compagnon. Le ciel se couvre et quelques gouttes s’écrasent. Toute la sécurité se met en place, police montée, véhicule anti-émeute, CRS… j’oubliais nous sommes au Parc des Princes et les débordements ici ils connaissent dans le quartier, mais nous ne sommes pas des marseillais !!! Que de monde pour nous encadrer. Calmement on avance, les espaces disparaissent, nous approchons… Fouille succincte, j’abandonne ma bouteille d’eau. On enjambe les quelques marches, la scène est à l’opposé. Seul on oubli celui avec qui on discutait auparavant, on veut être devant. Le « pit » est ouvert, j’ai le bracelet jaune, on se pose, distance approximative de la scène 3m, c’est bien ! Premier réflexe aller aux chiottes rapidement avant que le reste de la foule nous empêche d’y accéder. 17h20, encore trois heures à tuer, c’est rien. Difficile de s’asseoir les espaces deviennent de plus en plus restreints, certains veulent nous griller, mais gentiment on leur fait comprendre que nous on est là depuis ce matin et que leur progression s’arrêtera. Je regarde Mélanie, elle n’est pas très loin, Eric et son pote devant la plate-forme centrale il aura probablement l’occasion de toucher sa guitare, ses bottes, son pantalon, sa main. Business oblige on nous propose de l’eau 3euros 50cl, et 6 la bière ! Nouveaux amis, encore une maman avec ses deux grandes fille. Karine il me semble jolie blonde souriante quadra, venue avec son père la soixantaine, elle profitera de ses atouts pour nous griller quelques places. Le temps semble interminable, encore une heure, finalement la plus longue. Le public impatient commence à se faire entendre, chacun à son tour lance des applaudissements repris par tous. Les singes arrivent ! Les « poursuiteurs » un à un monte par les échelles regagner leur poste. Combien sont –ils ? Beaucoup, j’ai compté treize ou quinze. Les « roadies » viennent vérifier le son, plaquer trois accords de guitare, Keene dixit un « ami » apparemment son nom est le plus connu celui qui s’occupe des guitares de Bruce. Voici les cameramen, et en l’occurrence devant nous une « camerawoman ». On vient coller la « setlist » aux pieds des micros, notre menu pour ce soir ! L’ambiance monte, les esprits s’échauffent ! Le stade se remplit lentement, « putain à l’autre bout on ne doit rien voir ! » Nous n’avons pas eu la chance du Stade de France en 2003 à savoir une mise en bouche du patron quelques chansons à la gratte. « J’aimerais bien qu’il joue « Adam raised the cain » entends-je derrière moi.
La bande musicale cesse, c’est parti ! Les E-Streeters entrent sur scène un par un, la bronca du public est assourdissante, sobrement pas de feux d’artifice, tous regagnent leur instrument en nous saluant, et les deux derniers Big Man soutenu par Monsieur Springsteen. Notre saxophoniste semble fatigué, les dires d’Eric se confirment, sa mobilité semble difficile.
Vœu exaucé « Adam raised the cain » en ouverture! La comparaison pour moi n’est pas de trop, comme un orgasme ! On ne pense plus à rien, déjà la sueur coule sur mon front, et j’ai oublié mon mal de jambe du à ces heures passées debout depuis la matinée, je vis un des plus beaux moments de ma vie pour seulement hélas la sixième fois. Pas d’échauffement préalable dans le vif du sujet et cette première heure de concert est exceptionnelle, un seul morceau de « Magic » sera joué « Radio Nowhere ».
Toujours aussi prêt du public, allongé sur la plate-forme, serrant des mains, et cette gosse 8 ans peut être les yeux écarquillés, grands comme des ballons, sur les épaules de son père tendant la main au maître de cérémonie, il lui déposera une bise. Pour le reste il viendra nous demander nos souhaits en récoltant les cartons de chacun dans la foule. Je ne peux m’empêcher de penser que chaque chanson réalisée est une de moins qui nous rapproche de la fin, je voudrais un concert de 4h, comme dans les année 80 que je n’ai pas eu la chance de connaître. J’ai le souffle coupé, l’acide lactique sature dans mes jambes semblable à un bon footing, je ne me dois pas de m’arrêter de sauter de chanter (tant pis pour les paroles !) car je le regretterai et l’idée de me dire que je n’ai pas vécu pleinement l’instant me hanterai. Les chansons s’enchaînent sans répit, et comme je le lisais dans un article de presse elles finissent toutes par : one, two, three, four car la prochaine a déjà commencé. Il est en forme le bougre ! Comment fait –il ? Ses musiciens semblent un peu « éteints » notamment Steeve qui d’ordinaire envoi du gros aussi. Ou trouve t-il cette énergie tous les trois jours depuis une année depuis des décennies ! Quel respect pour nous, merci. D’autres ne jurent que par Johnny, foutaise ! D’autres par les Stones ; concerts formatés, Police 120euros 1h30 de concert rappel compris ! Evidemment je ne suis pas objectif mais soyons réaliste, personne sur cette terre ne nous donne autant.
Il fait chaud, les verres d’eau circulent chacun tour à tour buvant une gorgée, elle est dégueulasse cette eau du PSG ! Mais à défaut elle nous rafraîchie. « Badlands » interminable que j’ai trouvé plus fort que « Born to Run » bien que… tout le stade allumé ! Le « pit » s’embrase à chaque chanson, étonnement je ne trouve pas le son si fort, il faut dire que nous sommes tellement prêts que les rampes suspendues de la sono son presque derrière nous ! Il ramasse un carton collecté dans la foule, « Fire », Max se plantera et commencera par l’intro de « I’m on fire » dommage nous n’avons pas eu la deuxième en prime.
Déjà le rappel au bout de 2h, j’ai espéré que nous étions partis pour une gros 3h vu la tournure du début ou très peu de morceaux de Magic ont été joués. Sentant le fin proche je donne encore mes quelques forces qui me restent, 3/4h de rappel, unique rappel, et rien n’y fera. La pluie s’invite sur la dernière, je gueule autour de moi pour réclamer sans grande conviction « Who’ll stop the rain » on se sait jamais… en vain. Je regrette toujours un peu la timidité du public qui abandonne trop tôt pour le voir revenir, il paraît qu’en Italie, Espagne ils chantent, nous en France il y a encore du boulot !
La fête est finie, les instruments sont déjà emballés, et la scène se démonte en un tour de main. Je réclame une bouteille d’eau à la « videowoman » ne me comprenant pas dans le brouhaha me donne la « setlist options » je la garderai en souvenir avec mon billet et le bracelet jaune. Je regarde autour de moi, point de Mélanie, et d’Eric. Les oreilles sifflent, le stade se vide, chacun s’en retourne avec ses souvenirs, à quand le prochain ? Merci pour ce moment inoubliable une fois encore, ces quelques lignes me permettent de poursuivre le rêve.

Air guitare

La voix charpentée du Boss résonne, volume au max les murs tremblent, j'entame ma chorégraphie sur « Born to run » l'hymne par excellence. Le parquet craque, les voisins? Je m'en fou! Je pense qu'il y a personne, et puis de toute façon ils sont sourds! Le couloir n'est pas assez long à mes inlassables aller-retours, les yeux rivés dans la foule, je touche les mains qui se tendent et qui arrachent mon pantalon... Micro main gauche, et index droit pointé à l'autre bout du stade, le public reprend l'éternel refrain! Je me rape les genoux sur une glissade de plusieurs mètres. Machoire serrée, grimaces, j'entame un solo de guitare. C’est haletant, le cœur tambourinant, sueur ruisselante, que je me remercie devant le miroir.

Sur la route du collège

C'était encore les premières générations de walkman, j'avais un sony, approximativement 2,5kg et presque aussi gros que mon cartable! (quand on voit ce que l'on fait maintenant! Ipod, MP3, MP4!) Un stock de piles dans l'autre poche, et il ne fallait surtout pas que je rembobine ça les flinguaient rapidement! Evidemment mon appareil n'était pas auto-reverse, une chère option à l'époque!
Je passais mon temps à faire des compiles sur mes K7, des TDK 90min avec les vyniles de mon beau père. Préférence du moment le triple album 75-85, mon best-off se résumait à trois cassettes, donc ce n'était plus un condensé, mais simplement un "schuffle" des différenrts morceaux, Rosalita, The River, Cadillac ranch, Backstreets, Thunder Road... et tous les autres!
Dès le matin à peine huit heures au clocher St Pierre je traverse la ville encore endormie où les balayeurs sont plein de balais... direction le collège, je ne suis pas tranquille j'ai encore galvaudé mes révisions pour le contrôle de maths! Volume à donf, je chante en "yaourt" sur Badlands, car même suivre la chanson avec le texte sous les yeux n'a jamais été facile, car franchement Bruce t'articules pas!

Naissances



Greetings from Asbury Park est sorti le 5 janvier 1973, vous vous rappellez c'était un vendredi, moi je m'en rappelle car je suis né le 7 janvier, donc le dimanche et j'avais tout le temps d'écouter l'album.